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Expertise

  • Alain Lecomte
    Membre de l'Organisation Internationale des Experts - ORDINEX

CC

Tribal Arts Show New York

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Un masque Punu à face noire, utilisé d'une manière particulière, essentiellement pour rendre la justice, investi du pouvoir de découvrir les sorciers.(cf. billet).
Celui-ci provient de la collection Gobbi. Il a gardé les petits tenons en bois pour retenir la coiffe, alors réalisée de véritables cheveux.

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À découvrir encore ce masque Baoulé au New York International Tribal & Textile Arts Show qui se tiendra du 15 au 18 mai 2008.

Objets présentés par la Galerie Alain Lecomte.
Photos © Alain Lecomte.

BRUNEAF 2008

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La 18ème édition de BRUNEAF (Brussels Non European Art Fair) se tiendra du 4 au 8 juin 2008.
En attendant ce rendez-vous, le site de Bruneaf nous permet de visionner une présentation de l'exposition «Mestach, l'Africain» de juin 2007, une belle vidéo valorisant l'esthétique des objets.

Photo extraite du site de Bruneaf.

Tribal Arts Show San Francisco

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Un rendez-vous annuel, du 8 au 10 février 2008.

Statuette Yaka, Courtesy Galerie Alain Lecomte

Art nègre, Arts primitifs - Bibliographie

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Une bibliographie sommaire : quelques ouvrages consultés en omettant volontairement les articles, étant donné la densité de la production sur le sujet.
Chaque ouvrage proposant en outre une bibliographie très détaillée.

Afrique, aux origines de l’art moderne. Commissaire exposition : Ezio Bassani. Turin : Ed. ArtificioSkira. 2004.
D’un regard l’autre. Histoire des regards européens sur l’Afrique, l’Amérique et l’Océanie. Catalogue d’exposition Musée du Quai Branly. Paris : RMN. 2006.
La Création du Monde. Fernand Léger et l’art africain dans les collections Barbier-Mueller. Paris: Ed. Biro, Genève : Musée Barbier Mueller. 2000.

BAROU, Jean-Pierre. L'Oeil pense : essai sur les arts primitifs contemporains. Paris : Balland. 1993.
BONNAIN, Rolande. L’empire des masques. Les collectionneurs d’arts premiers aujourd’hui. Paris : Ed. Stock. 2001.
DEGLI, Marine & MAUZE M. Arts premiers. Paris : Ed. Gallimard, collection La Découverte. 2001.
De l’ESTOILE, BENOIT. Le goût des Autres. De l’Exposition coloniale aux arts premiers. Paris : Ed. Flammarion. 2007.
GIRAUDON Colette. Paul Guillaume et les peintres du XXe siècle : de l'art nègre à l'avant-garde. Paris : La Bibliothèque des arts. 1993.
GOLDWATER, Robert. Le primitivisme dans l'art moderne. Paris : Ed. Presses Universitaires de France, collection Sociologie d’aujourd’hui. 1988.(1ère Ed. 1938).
GUILLAUME, Paul. Les écrits de Paul Guillaume. Neuchâtel : Ides et calendes. 1993.
LAUDE, Jean. La Peinture française et "l'art nègre", 1905-1914: Contribution à l'étude des sources du fauvisme et du cubisme. Paris : Ed. Klincksieck. 2006(1ère éd. 1968).
PRICE, Sally. Arts primitifs : regards civilisés. Paris : ENSBA. 2006 (1ère éd. 1989).
RICHARD, Lionel. Arts premiers. L’évolution d’un regard. Paris : Ed. du Chêne. 2005.
RUBIN, William. Le primitivisme dans l'art du XXe siècle. Paris : Ed. Flammarion. 1984.
TZARA, Tristan. Découverte des arts dits primitifs suivi de Poèmes nègres. Paris : Ed. Hazan. 2006.
WARIN, François. La passion de l’origine. Essai sur la généalogie des arts premiers. Paris : Ed. Ellipses.2006.

Photo : Fernand Léger. Projet pour le rideau de scène pour "La Création du Monde", 1923. Au centre, une figure de reliquaire Kota et de chaque côté, une statuette Senoufo.

À Paris, une première génération de marchands d'«art nègre»

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À Paris, au début du XXème siècle plusieurs adresses étaient connues.
Il y avait, depuis la fin du XIXème, Antony Innocent Moris, celui qu'on appelait le Père Moris. Après une carrière militaire aux Indes et Tonkin, il loua en 1913 une boutique rue Victor Massé dans le 9ème ; son amie Marie y vendait de la brocante. Il se mit, quant à lui, à vendre des tissus persans. Cette année-là, semble-t-il, il acheta son premier masque africain.
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La boutique était une vraie caverne d'Ali BaBa, Moris aimait accumuler les pièces les plus variées.
Lorsqu'il dispersa sa collection, Charles Ratton acheta quelques œuvres mais ce fut Pierre Vérité qui en acquit une grande partie.
C’est au Père Moris que Paul Guillaume acheta ses « premiers nègres ».
Emile Heymann (un nom peut être resté plus célèbre de nos jours), tenait une boutique « Au vieux Rouet ». Dès 1890, celui que Matisse appelait « le négrier de la rue de Rennes » vendait des objets africains parmi ses objets de curiosités (cf . affiche ci-dessous, « Armes de sauvages »).
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Durant la période 1908-1914, un sculpteur d’origine hongroise, Joseph Brummer, joua un rôle important sur la scène parisienne en tant que marchand d’art. Grâce à des débuts de revente d’estampes japonaises, il put acheter à des brocanteurs des « objets nègres » et acquit vers 1909, une galerie au 6 boulevard Raspail.
Max Weber permit à Brummer de rencontrer Le Douanier Rousseau dans l’année 1908 et vers cette même époque, il se lia avec le peintre Frank Burty-Haviland qui lui permit d’acquérir des nombreux objets africains et océaniens. Il entra également en contact avec un écrivain allemand : Carl Einstein, celui-là même qui publia le premier essai esthétique des arts africains NegerPlastik.
D'autres marchands-collectionneurs existaient sur la place de Paris à l'époque; les noms cités ici sont restés peut-être un peu plus marquants pour différentes raisons (les deux premiers par leur caractère pionnier et les noms de leurs acheteurs - artistes d'Avant-garde, le second par ses influences multiples).
Leur succèdera une « deuxième » génération de marchands-collectionneurs dont les noms figurent toujours sur ce qu'on appelle dans le circuit du marché de l'« art primitif » : « le pedigree » des oeuvres, mention des Occidentaux entre les mains desquels l'objet est passé !

À lire un article très documenté d'Art Tribal 04, Hiver 2003 : À la rencontre des collectionneurs. Des photographies de la boutique du Père Moris sont reproduites dans l'article « Le complexe du chat botté ».

Photos 1 et 2 : in Arts d'Afrique Noire 46. 1983. © Charles Ratton.
Photo 3 : in Rubin, W. 1984. Le Primitivisme dans l'art du 20° siècle.p. 139.

Les terres cuites de l'Adamawa

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Étonnantes ces poteries anthropomorphes... la bouche ouverte, elles présentent des «visages» comme eux aussi étonnés de découvrir le monde des hommes. Elles étaient là, conservées à Rugange, un petit village de pêcheurs dans cet état du Nord du Nigeria qu'est l'Adawama, pour servir le culte des ancêtres. Lors de la cérémonie Dube, elles recevaient des sacrifices pour des pêches fructueuses et plus tard dans l'année, de la bière. Le chef priait alors pour la bonne santé de la communauté.
Adamawa_2Un article paru en 1973 (in African Arts, VI (4)) : «The death of a cult in Northern Nigeria», T.J.H Chappel explique que celles-ci étaient censées représenter un chef défunt. Difficile de le comprendre, de percevoir ces explications au travers de ces formes expressives, voire joyeuses et cocasses comme semble l'être cette figurine.
Adamawa_3La mort d'un culte ! En 1965, le chef se convertit à l'Islam, peut-être d'autres facteurs, d'autres raisons aussi, firent que le culte aux ancêtres puisse être d'un seul coup balayé par la jeune génération, que les poteries puissent être détruites... que s'est-il réellement passé à Rugange à l'automne 1965 ?
Une belle et surprenante exposition à découvrir à la Galerie L'Accrosonge. Jusqu'au 4 janvier 2008 au 17, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, Paris 4ème .

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Photos : Courtesy Galerie L'Accrosonge

Derain, Modigliani...

Modigliani_guillaumeEvoquer la figure de Paul Guillaume au sujet de l'art Fang et de « l'art nègre» en général dans le début du XXème siècle, ne peut se faire sans omettre les noms aussi prestigieux que ceux de Modigliani, qui a peint ce portrait, et Derain, celui de Mme Paul Guillaume.
L'anecdote rapporte qu'en des temps difficiles, Paul Guillaume offrit un café à Modigliani contre un dessin croqué sur le vif.
Derain_guillaumeModigliani traça alors l'esquisse d'un violoniste mendiant quelques sous, dessin que Paul Guillaume conserva précieusement. Ce serait à partir de ce moment, en cette année 1915, que Modigliani commença à appeler Paul Guillaume, mécène à ses yeux, le Novo Pilota. Quant à l'histoire de Domenica Guillaume... un destin assez incroyable... on pourra dévorer l'agréable roman : La Dame au grand chapeau de Florence Trystram.

Voir également La collection Jean Walter et Paul Guillaume.

Photo 1 : Paul Guillaume, Novo Pilota, Amadeo Modigliani, 1915 © Musée de l'Orangerie - RMN.
Photo 2 : Portrait de Madame Paul Guillaume au grand chapeau, André Derain vers 1928-1929 issue du site (© Chris Brooker).

Paul Guillaume et les figures de reliquaire Fang

Guillaume_mvai« C'est en 1904, chez une blanchisseuse de Montmartre, que le hasard m'a conduit pour la première fois devant une idole noire. Comment expliquer la présence en un tel endroit d'une chose aussi singulière ? .... Quoi qu'il en soit, mon goût était décidé.
À cette époque, je commençais à fréquenter les milieux littéraires et les peintres.
Je connaissais Guillaume Apollinaire et c'est à lui d'abord que je montrai ma trouvaille. Je ne rencontrerai sans doute plus de ma vie un esprit aussi enthousiaste, aussi clairvoyant que l'était Guillaume Apollinaire devant l'oeuvre d'art qui révèle quelque chose de rare et d'étrange...» in Une esthéthique nouvelle - L'art nègre (Ecrits de Paul Guillaume, 1993, Idées et Calendes, Neuchâtel).

Guillaume_leirisAu-delà de cette anecdote peu crédible quant à la date (Paul Guillaume est né en 1891 !); ce dernier fut l'un des premiers marchands d'art à se spécialiser vers 1911 dans la vente d'objets africains. Plus qu'un simple marchand, ami de Guillaume Apollinaire, on sait qu'il fut l'une des figures de l'avant-garde artistique du début du siècle. S'intéressant à l'Art Nègre, il fut particulièrement passionné par les figures de reliquaire de style Mvaï. Ainsi en est-il de la sculpture de la photo 1, caractérisée par une coiffure en 3 coques se terminant en catogan dans la nuque, un ventre proéminent, des cuisses et mollets puissants...
Les Mvaï et Okak, voisins des Ntumu, occupent respectivement la vallée du Ntem au Nord Gabon-Sud Cameroun et la partie Nord de la Guinée équatoriale.
On retrouve de nombreuses figures de ce style dans les collections françaises, telle la célèbre sculpture du byeri, noire, suintante.(photo 2 du billet).
La deuxième photo, ici, reproduit une sculpture Betsi qui a appartenu également à Paul Guillaume, un autre style...

Photo 1 : Musée du Quai Branly, anc. collection P. Guillaume © Patrick Gries, Bruno Descoings.
Photo 2 : Galerie Louise Leiris, anc. collection P. Guillaume © Galerie Louise Leiris SAS.

African Forms

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Le mois dernier s'est déroulée à Paris la vente de la collection Marc et Denize Ginsberg.
Précisément, L'art des formes, titre de l'ouvrage publié il y a sept ans, présentait une partie des objets africains qu'ils avaient acquis.
Namibie_boucle_180Or ce titre porte en lui toute la signification de cette collection.
À côté du trouble que l'on peut éprouver devant un masque, de l'émotion face à une statuette; et peut-être à partir de là, la démarche d'en savoir plus sur les peuples qui les ont fabriqués, pour quel usage... démarche que je suis bien souvent sur ce blog; il y a ces oeuvres que j'aime pour la simple pureté de leurs formes sans forcément me poser de question.
Sudan_rings_180Ainsi en est-il de ces petits objets en ivoire, cuiller Lega, omakipa (ornements de ceinture) Cuanhamma de Namibie ou bagues Dinka du Soudan... Mais ces objets que Marc et Denyse Ginzberg avaient collectionnés ne se limitaient pas à ces oeuvres de petites tailles, c'étaient aussi des armes, des boucliers, des instruments de musique, des textiles, des réceptacles, des appui-tête...
Un inventaire extraordinaire dont la pièce maîtresse fut, en termes de vente, le tambour à fente Mangbetu représenté ci-dessous.
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Photos : Anc. Coll. Ginzberg in African Forms, 2000, Milan, Ed. Skira © Lynton Gardiner.
Photo Tambour : Site de Sotheby's.

Primitivisme nigerian

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Parcours des Mondes sera l'occasion pour Patric Didier Claes de présenter des oeuvres du Nigeria issue d'une ancienne collection belge.
Ainsi, en est-il de ce masque Igala.
Les peuples de langue Igala vivent dans une région située sur la rive gauche du fleuve Niger au sud de son confluent avec la Benue.
Les mascarades les plus réputées étaient les mascarades royales lors desquelles se produisaient neuf masques différents. Il semble que ces masques étaient le plus souvent des masques-heaumes.
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Ce sera aussi pour nous, collectionneur ou simple curieux, d'avoir la chance, je l'espère, de rencontrer François Neyt. Ce dernier, avec Andrée Désirant, avait consacré un ouvrage en 1985 :
Les Arts de la Benue aux racines des traditions (Lagos, Ed. Hawaiians agronomics).
À l'occasion de cette exposition, il a collaboré à la réalisation du catalogue.
François Neyt est moine bénédictin au Monastère Saint André de Clerlande. Il est Docteur en Philosophie et Lettres et Professeur à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve, où il dispense (ait?) des cours d'Histoire des Arts de l'Afrique.

Je profite de ce billet pour lui rendre très simplement hommage, pour tout son travail réalisé sur les arts de plusieurs peuples, notamment en République Démocratique du Congo; pour sa modestie et sa gentillesse.

Photos : Courtesy Claes Gallery

On pourrait, (peut-être comme préambule ?), consulter les pages 193 à 246 in Arts du Nigeria - Catalogue d'exposition - MAAO, Ed.RMN, Paris 1997.

Magies Teke et Beembe

Dans son ouvrage de 1974, Statuaire du Stanley-Pool, déjà évoqué dans les notes concernant les arts Teke, Raoul Lehuard nous introduisait à la sculpture des peuples Teke, Lari, Bembe, Sundi et Bwende.
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Les statuettes Teke, presque toujours masculines, repésentent des ancêtres ou des esprits protecteurs. Elles renferment, le plus souvent, la charge magique dans leur abdomen. Ici, c'est une curieuse statue Teke que nous pourrons admirer dans une galerie lors de Parcours des Mondes.
Sans doute destinée à protéger des maladies, la statue présente ici un oeil curieusement vertical et une charge posée sur le front !
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Dans une autre galerie, nous pourrons découvrir une belle figure Beembe (i.e Bembe). Les scarifications sur l'abdomen constituent l'une des particularités les plus frappantes de l'art Beembe. Elles correspondent aux parures corporelles qu'hommes et femmes Beembe s'infligeaient en réalisant sur leurs corps des cicatrices en relief, glissant sous la peau incisée de la cendre ou autres substances.
Là encore, les statuettes Beembe étonnent par leur diversité stylistique.
Elles sont également consacrées par le Nganga qui introduit la charge magique.

n.b : J'adopte l'écriture Beembe (bien que la dénomination Bembe soit plus courante de nos jours) afin de différencier ce peuple du peuple Bembe vivant à l'Est de la République Démocratique du Congo.

Photo 1 : Courtesy Galerie Alain Lecomte.
Photo 2 : Courtesy Galerie Dodier.

Magie et Foi

8himagicscroll_160Magie et Foi, Art Ethiopien... est le titre choisi par Sam Fogg pour son exposition à Paris lors de Parcours des Mondes 2007, présentant des manuscrits anciens, des rouleaux magiques et des croix de la dynastie Zagwé jusqu'au XIXème siècle.
En ce qui concerne les rouleaux magiques, beaucoup de talismans furent réalisés en Ethiopie pour les dévotions personnelles mais aussi à des fins protectrices. Fogg_07_02
De manière générale, les rouleaux protecteurs existent depuis l'Antiquité. Ces talismans étaient roulés ou pliés en accordéon afin de pouvoir découvrir des séries de petits rectangles sur lesquels étaient peintes des images religieuses, portés à même le corps du malade ou accrochés à son lit. Ils pouvaient également servir à protéger les femmes enceintes et les nourrissons. 7hiprotectiveangelscroll
Des symboles écrits et chiffrés les composent, mêlant tradition liturgique, astrologie et mysticisme.
Parfois, des lignes des évangiles se mêlent à des prières contre les démons; les textes écrits en Gu'ez fusionnent avec des images angéliques ou démoniaques.
La légende affirme que la sagesse fut révélée au roi Salomon et que seuls, ceux qui possèdent cette sagesse ont accès à la connaissance des superpositions scripturales permettant de rendre le rouleau efficace.

Courtesy Galerie Sam Fogg. (cf. site).


Photo 1: Rouleau magique, début XIXème s.
Photo 2 : Tête de Gorgones, rouleau magique, XIXème s.
Photo 3 : Ange gardien, rouleau magique, XIXème s.

Parcours des Mondes 2007

Nubapeople_m800La grande manifestation parisienne qu'est devenu Parcours des Mondes se tiendra du 12 au 16 septembre 2007 (vernissage le 11 septembre) dans les galeries de Saint-Germain-des-Prés.
J'aurai l'occasion dans de prochains billets de revenir sur des expositions particulières d'objets africains, océaniens, expositions thématiques ou simples coups de coeur...
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En guise d'introduction, je vous propose un bref aperçu de l'exposition de photographies qui se tiendra à la Grande Masse des Beaux-Arts à l'occasion des 60 ans de l'Agence Magnum Photos. Cette année, consacrée à George Rodger (correspondant de guerre pour Life Magazine entre 1939 et 1947 puis fondateur avec Robert Capa, David Seymour et Henri Cartier-Bresson, de Magnum Photos), l'exposition nous entraînera au Soudan, en 1949, chez le peuple Nuba.

Photos de l'exposition George Rodger's Africa : Sudan. Kordofan. Vintage Prints, 1949.
Photo 1 : A gathering of the Nuba tribe in the Korongo Jebels.
Photo 2 : Fighters from the Kao-Nyaro tribe who use lethal braclets during fights.

Cliquer sur les photos.
Courtesy Caroline Markovic, l'Atelier d'Artistes, Paris.

BRUNEAF 2007

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Du 6 au 11 juin 2007, une cinquantaine d'exposants investiront le quartier des Sablons. BRUNEAF sera de nouveau l'occasion de flâneries et de rencontres entre marchands et collectionneurs : les galeristes locaux invitent leurs confrères étrangers à venir exposer dans leurs murs quelques pièces africaines et océaniennes souvent rares ou surprenantes.
Une attention particulière est portée cette année sur l'exposition des oeuvres de Jean Willy Mestach, collectionneur et artiste.
Parallèlement, une vente de photographies de Walker Evans qui fut une grande figure de la photographie documentaire; célèbre, entre autres, pour l'exposition « African Negro Art » de 1935 au Museum of Modern Art de New-York.

Photo : Etrier de métier à tisser Senoufo. Ancienne collection William Brill (New York)
© Galerie Alain Lecomte.

La liste rouge de l'ICOM

Ooni_couronneLes notes récentes du blog concernant les terres cuites Nok du Nigeria, les terres cuites et bronzes d'Ifé et plus anciennement la note sur les terres cuites du delta intérieur du Niger (Djenné Djeno) m'incitent à attirer votre attention sur la liste rouge de l'ICOM (International Council of Museums) établissant une série de catégories d'objets archéologiques particulièrement victimes du pillage.
Ife_portrait
Cette liste est établie pour l'Afrique, mais vous trouverez également sur le site, une liste rouge d’urgence des antiquités irakiennes en péril et une concernant les biens culturels d'Amérique latine avec de nombreuses illustrations permettant de repérer des oeuvres du même type.


Photo 1 : Un bronze (en fait un laiton à teneur en zinc) du Musée d'Ifé. Superbe tête d'oni dont les traits délicats laissent suggérer qu'il pourrait s'agir d'une représentation féminine...
Quant à la photo 2, là encore une magnifique tête, en terre cuite cette fois, provenant d'un musée du Nigeria (Lagos ou Ifé)... une vraie merveille !!!

Le Maître de la coiffure en cascade

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Bref retour vers les Luba, par coup de coeur mais aussi parce que Paris veut se positionner comme une place dynamique sur le marché des «arts premiers». Aussi, ce week-end, pouvions-nous voir, toucher (pas tous !) de nombreux objets; que ce soit à Drouot, Christies, Sotheby's. Certains objets sont «très forts» (je suis sensible à une tête en ivoire Lega qui semble ne pas vous quitter du regard, une vieille petite bonne femme Songye, un «fétiche» de Sierra Leone encore suintant...).
Certains, tel cet appuie-nuque, sont présentés comme de véritables bijoux. Tout petit (13 cm de haut), il joue la star chez Sotheby's; exposé dans sa petite bulle de verre comme dans un écrin.
J'étais ainsi, rue du Faubourg Saint-Honoré, bien loin par la pensée de l'atelier de cette région Shankadi, région de grandes rivières de l'est du Congo.
Ne pas se poser trop de questions (les chiffres, les gens, la politique...)... et admirer seulement le bel ouvrage!

Photo : © Site de Sotheby's.

Masques à Drouot

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Le 2 décembre à Drouot (les ventes auront lieu le 4), un intéressant parcours nous attend.
C'est d'une part l'exposition de l'ancienne collection Robert Lebel avec ses neuf masques Eskimo notamment.
Une exposition très attendue par les amateurs de l'art du XXème siècle, du mouvement surréaliste. Robert Lebel était, entre autres, l'ami et le biographe de Marcel Duchamp.
Pour ma part, c'est une découverte, ces masques d'Alaska.
Ces formes mi-homme, mi-oiseau pour la plupart, épurées, avec quelques plumes en guise de parure...
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Puis aux détours des salles, pour une autre vente, de très beaux objets africains. Là encore, un masque ngil Fang sera présenté; mais aussi des objets, en provenance du Congo pour majorité, seront exposés...

Photos : Affiche de la vente Lebel (Masque de l'yua de la mouette, Alaska) et du catalogue visible sur le site de Fraysse&Associés

Parcours des Mondes - Photos

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Pour ceux qui n'ont pas vu ou souhaiteraient revoir les différentes galeries de Parcours des Mondes 2006, Rand a réalisé un intéressant reportage photos en 7 pages (extérieur des galeries, plan de situation, et surtout objets).

Photo : De l'exposition Images of Art in The British Museum by Stephen Thompson qui s'est tenue pendant Parcours des Mondes.
Légende : Five carvings in wood, inlaid with pearl shell, from the Salomon Islands - Christy Coll. © Stephen Thompson/Metropolitan Museum of Art.

Parcours des Mondes 2006

Rattonhourde_yorubaKaos Parcours des Mondes se déroulera cette année du 13 au 17 septembre.
Depuis 2002, cette manifestation consiste à réunir au coeur de Saint-Germain-des-Prés, de nombreuses galeries (une cinquantaine cette année) exposant des oeuvres d'art africain, océanien et dans une moindre mesure des oeuvres des arts des Amériques et d'Asie.
Mainedurieu_baouleL'intérêt est multiple; d'une part des galeries étrangères sont invitées, des thématiques sont organisées; d'autre part, la couverture médiatique importante sur les «arts premiers» au mois de juin augure d'une cuvée nécessairement riche en diversité.
En témoigne, entre autres, la présence d'oeuvres d'art aborigène suivant en cela l'impulsion donnée en France par la commande du Musée du Quai Branly, une réunion importante d'oeuvres Yoruba, Mumuye, des sculptures sur bois du Pérou précolombien, des maquettes votives thaïlandaises...
Découvertes dans 15 jours...

Photo 1 : © Galerie Ratton-Hourdé - Masque Yoruba, Collection Trullu.
Photo 2 : ©Galerie Maine Durieu - Couple Baoulé.

Vente Vérité : des chiffres !

Verite_ngil_fangExcitation totale ce soir à Drouot dans une salle déjà surchauffée par quelques envolées de prix lorsque le masque ngil Fang est présenté.
Estimé entre 1 000 000 et 1 500 000 euros, il sera acheté 5 000 000 d'euros !
Rappelez-vous "ma" statue de chef Tshokwe que je vous décrivais comme un peu massive,
"grands pieds, grandes mains"...
Prix massif aussi de
3 200 000 d'euros...
Il y avait des regards qui coûtaient cher ce soir.