Une exposition au Théâtre Garonne jusqu'au 16 décembre et à laquelle j'ai apporté une très modeste contribution en amont du projet.
Des masques extraordinaires !
Mêlant des masques d'Asie, des masques de la Commedia dell' Arte et des créations d' Erhard Stiefel ; l'exposition permet ainsi de jeter un pont entre l'Occident et l'Orient et ne manque pas de nous interpeller sur la question des chaînons manquants comme peuvent le suggérer l'expression de certains masques de Nuo en Chine ou d'une autre façon celle de très rares masques Sasak de Lombok.
Sur la côte Nord du Panama, une longue bande de terre de 200 kms sur 15 kms de large, constitue le territoire autonome Kuna Yala.
Connus des touristes pour son vaste archipel coralien, les San Blas forment la toile de fond d´un décor paradisiaque.
Le premier contact avec les Occidentaux date du début du XVIeme siecle, mais la difficulté d'accès à la region et le refus (jusqu'à présent) des Kuna face à l'implantation d'infrastructures hôtelières nous font decouvrir un peuple où les traditions ancestrales et le mode de vie rudimentaire sont encore bien vivants.
De nombreux sahila (les chefs) ont décidé de rester intransigeants face à l'incursion de toute modernité ; la communauté Kuna vit actuellement les tiraillements face aux tentations apportées par le tourisme.
Les femmes perpétuent la tradition de fabrication des molas.
À l'origine, les femmes Kuna arboraient de nombreuses peintures corporelles. Celles-ci furent « remplacées » (peut-être par l'influence de Protestants qui arrivèrent dans l'archipel au début du XVIIIème siècle) par le port de blouses.
Ces dernières étaient travaillées selon la méthode « appliqué inversé ».
Il s'agit de superposer plusieurs couches de tissus de différentes couleurs et de découper les motifs. Les découpes sont alors délicatement ourlées.
Elles sont devenues des pièces de tissu autonomes, plus aisément vendables à l'unité afin de réaliser un coussin, ou constituer un tableau aux motifs narratifs ou géométriques.
Prado (ci-dessus) qui m'a vendu des molas m'a expliqué que pour l'un, il avait rêvé de la blouse de sa grand mère ; pour un autre, il avait voulu reproduire un bateau de passage. Mais ce sont la faune et la flore, les formes géométriques qui constituent l'essentiel des sources d'inspiration .
Rien n'est codifié, les motifs n'appartiennent pas à des familles comme cela existe dans les arts d'Océanie ; chacun est libre de créer selon son libre-arbitre.
Travail réservé aux femmes, il semble que lorsque la famille n'a pas de petite fille, un jeune garcon soit éduqué comme une fille et débute le long apprentissage de la couture des molas.
Ce fut le cas pour Prado.
Bibliographie : Mar Lyn Salvador (Ed.), 1995, The Art of being Kuna. Layers of Meaning among the Kuna of Panama. UCLA Fowler Museum of Cultural History, Los Angeles.
Kapp Kit S., Mola art from the San Blas Islands, 1972,Ohio, North Bend.
Michel Lecumberry, 2006, San Blas. Molas et traditions kunas.Panama, Txango
Les musées de Gadagne viennent de rouvrir avec, en leur sein, le musée d'histoire de Lyon et le musée des marionnettes du monde.
Polichinelle y côtoie Guignol mais aussi un chef de village du Togo, et encore des personnages de Java, du Japon, de Turquie...
Le fonds se compose de plus de 2000 marionnettes. Il est issu de la volonté de Georges-Henri Rivière, alors conservateur du MNATP (musée national des Arts et Traditions populaires de Paris) en 1946, de développer un ensemble de musées spécialisés en régions. La renommée de Guignol imposa logiquement la localisation du musée des marionnettes à Lyon.
Il n'est pas encore trop tard pour se rendre au 13ème Festival de l'Imaginaire organisé par la Maison des Cultures du Monde. Scène ouverte aux peuples et à leurs formes d'expression les moins connues, mais aussi espace de réflexion ; le Festival propose chaque année un programme très riche, toujours surprenant.
Une table ronde se tiendra le 6 avril de 17h à 21h sur le thème Sauvegarder ? Pourquoi ?
À cette occasion, la Maison des Cultures du Monde a invité quelques-uns des derniers détenteurs de quatre traditions de marionnettes en voie de disparition.
« Dans l’état du Kérala, au sud de la péninsule indienne, une vieille dame manipule des marionnettes de bois qu’elle tient en équilibre sur ses lèvres.
Elle serait la dernière à maîtriser cette technique tout à fait particulière et unique au monde. L’art de ces marionnettes Nokkuvidya disparaîtra-t-il à jamais avec la seule détentrice de ses secrets ? » (Site MCM)
Les Naga vivent à la frontière de l'Inde et de la Birmanie. On estime à 2 millions, le nombre d'individus de cette population vivant en Inde et 100000 seulement en Birmanie.
Jusqu'à une période récente, le territoire des Naga n'apparaissait pas sur les cartes.
Ce n'est qu'en 1963, que le Nagaland est devenu un État fédéral.
L'origine des Naga est mal connue. Naga provient peut-être d'un mot sanscrit qui signifie montagne ou d'un autre, signifiant guerrier. Les Naga eux-mêmes n'ont jamais eu de terme générique pour désigner les 32 différentes communautés qui les constituent.
Autant dire, la diversité des cultures regroupées sous un seul terme.
Longtemps, les Naga ont été considérés comme des coupeurs de têtes : chaque trophée permettait de renforcer le pouvoir du guerrier.
L'exposition qui se tient au Musée des cultures de Bâle jusqu'au 17 mai 2009, présente des objets traditionnels Naga rassemblés depuis plus de 100 ans par les musées de Berlin, Munich et Bâle et tente d'expliquer la complexité et les recherches d'identités des populations actuelles.
Si les Naga ne sont plus coupeurs de têtes, ils perpétuent la tradition de rituels célébrant la chasse aux têtes. D'où la présence de ces paniers de chasseurs ; mais aussi de parures innombrables et très colorées, de bijoux portés lors des cérémonies, danses et fêtes qui ponctuent les évènements de la vie, des saisons.
De nombreux colliers portés par les hommes sont formés par des petites têtes de bronze.
Ce panier de guerrier, présenté ci-dessous, décoré ainsi de petites têtes sculptées est rare.
Il devait appartenir à un homme de haut rang.
Un seul exemplaire est connu dans le monde au sein des collections muséales.
Bibliographie : Un livre récent : Oppitz, M., Kaiser, T., Stockhausen, A. von et Wettsein, M., 2008, Naga Identities Changing Local Cultures in the Northeast of India, Snoeck Editions, Gent.
Aditya Arya & Vibha Joshi, 2004, The land of the Nagas, Ahmedabad, Mapin.
L'année précédente, à la même époque, j'avais écrit un billet sur le don en référence aux écrits de Marcel Mauss, avec pour arrière plan le système d'échange de la Kula dans les Trobriands.
Forte d'une récente visite à la Fondation Cartier où l'exposition Terre natale, Ailleurs commence ici m'avait interpellée ; je réfléchissais sur le sens de « donner la parole ».
En effet, comme l'écrit Paul Virilio, le thème de l'exposition partait de la remarque suivante : « Avec Raymond Depardon, on se retrouvait sur la même question : que reste-t-il du monde, de la terre natale, de l´histoire de la seule planète habitable aujourd´hui ? ». Cela ne pouvait pas laisser indifférent.
Les deux hommes ont choisi des démarches différentes pour répondre à cette question ; le premier a « donné la parole » à ceux qui sont menacés de disparaître ; le second s'est interrogé sur le phénomène de migration le plus souvent rendu obligatoire, un exode sans précédent pour des centaines de millions d'individus.
Je me suis précipitée vers le film projeté dans la grande salle, Donner la parole, dont on peut voir un extrait très représentatif sur le site de la Fondation Cartier (Terre natale, ailleurs commence ici, onglet vidéo), puis sur le journal filmé de 7 escales de par le monde, car j'aime la manière dont Raymond Depardon filme ; c'est-à-dire comme il photographie. Pourtant je suis dubitative... « Donner la parole » ; ce n'est pas si gratuit que cela, on peut y entendre une autorisation, comme si la parole nous appartenait... l'exercice n'est pas simple, j'en conviens, entre le cliché et l'obligation d'informer. Et parce que ce don de la parole est inséré dans un contexte de médiatisation, la « donne » est faussée.
En fait, j'ai compris que ce que j'avais recherché n'était pas là, au premier degré. Ce que j'avais entendu dans cette belle expression « Donner la parole » était plutôt de l'ordre de l'échange de la parole ; chacun se recevant alors lui-même de l'autre en se faisant son témoin. En quelque sorte, ces hommes, ces femmes sur l'écran, nous donnaient leur parole ; et nous, que donnions-nous ?
J'ai beaucoup apprécié les installations de Paul Virilio interrogeant ces grands flux de migration qui vont croissant exponentiellement ; sur notre identité ; laquelle, selon lui, va se bâtir non plus sur notre terre natale mais sur les lieux par lesquels nous sommes passés. Et de conclure sur cette phrase :
« La rue, est-ce que c'est notre avenir ou bien est-ce que c'est notre passé, à vous de deviner ?»
Photos : C. P. 2003. Photo 1 : Bolivie, Photo 3 : Equateur, Photo 4 : Thailande, Photo 5 : Pérou.
Photo 2 : Affiche de l'exposition.
Fin décembre 2008, le changement d'habillage de Détours des Mondes, permettant de disposer d'une colonne centrale plus large, bouscule toute la mise en page des billets écrits depuis 3 ans.
L'ordre des reproductions photographiques se trouve notamment mis à mal ; mais je ne peux reprendre la maquette de plus de 500 billets... je pense qu'ils demeurent cependant lisibles pour les nouveaux lecteurs.
Photos de l'auteur : Jodhpur, 2000 ; Nord Vietnam, 2004. Clip : "Je viens de là", Titre extrait du nouvel album de GRAND CORPS MALADE : "ENFANT DE LA VILLE".
Les quatre princes... je les ai côtoyés il y a bien longtemps, bien maladroitement : le bambou, l'orchidée, le prunus et le chrysanthème.
Je les ai caressés avec le pinceau et l'encre noire de nuit.
Et puis la main a trouvé dans le calame d'autres lignes, l'esprit a voyagé vers d'autres cultures.
La main s'est arrêtée, mais l'esprit est toujours en éveil, sensible à la calligraphie, son souffle, son intelligence, ses messages.
Dans cette exposition à venir, si infime soit le poids du calame, grand veut être son pouvoir pour tenter de répondre à la question « Comment fonder poétiquement, artistiquement une nation en exil ? »
Le plasticien Rachid Koraïchi, le poète Mahmoud Darwich et le calligraphe Hassan Massoudy ont ainsi construit ensemble un chant gravé autour de cette question.
À découvrir, Une nation en exil, exposition qui se tiendra du 23 mai au 30 juin 2008
à l’Institut des Cultures d’Islam
19-23 rue Léon - 75018 Paris.
Au Salon du Vieux Colombier de la Mairie du 6ème, 78, rue Bonaparte à Paris, se tient une très belle et malheureusement un peu trop confidentielle exposition, du 30 novembre au 31 décembre 2007 :
Masques & Arts tribaux himalayens
François Pannier et la Galerie du Toit du Monde nous invitent à découvrir masques, statuaire mais aussi de nombreux objets associés au chamanisme népalais telles ces dagues rituelles en bois ornées de décors tantriques.
Une belle vidéo résume une précédente exposition de 2005 : Énigmes des montagnes - Masques tribaux de l'Himalaya (Cliquer en bas de la page sur Voir la vidéo de présentation) et rend compte d'un aspect de l'exposition actuelle.
«Les danses masquées au Népal continuent d'exister pour conserver une unité culturelle et permettre de rire des croyances et du mode de vie des autres. Les masques des communautés himalayennes du Nord - s'apparentant aux masques africains, indonésiens et américains, souvent archaïques - servent à la possession, à la pacification des démons. Les danses mettent en scène des monstres, souvent par paire. Dans les Middle Hills, les Rai sortent leurs masques à l'occasion des mariages, du festival de Tihar (5 jours du dieu de la mort). Les masques des Magar (patine noire) représentent clowns et démons. Les Thakali rendent hommage à leurs ancêtres en élaborant des masques de bois blanc pour les cérémonies de commémoration. Quant aux Terai du Sud de l'Himalaya, ils mettent en scène les thèmes mythiques traditionnaux (Mahabharata) et quelques histoires locales humoristiques.» Résumé de «Tribal masks of the Himalayas» de E. Chazot (in Orientations 1993,vol.24 (9)).
Cf. l'article en anglais avec des illustrations.
Photos de l'auteur.
Voir les belles photographies de Sanza, d'objets de régions himalayennes, lors d'une exposition Voyage en Mongolie en 2003 et celles réalisées lors de cette exposition : ici, là, encore ici et là et une dernière série.
Etrange destin que celui du Palais de la Porte Dorée construit à l’occasion de l’exposition coloniale internationale de 1931. D'abord, Musée des colonies et de la France extérieure, il devint le Musée de la France d’Outre-mer en 1935. Glissement sémantique non négligeable !
Dans les années 60, avec André Malraux, ministre des affaires culturelles, c'est le célèbre Musée des Arts Africains et Océaniens. Mais, 2003 sonne le glas, le MAAO ferme ses portes et les collections partent pour le futur Musée du Quai Branly.
Comme impassible et seul, traversant les choix politiques, demeure l'extraordinaire aquarium !
Un nouvel avenir semble pourtant attendre ce lieu, puisque ce 10 octobre 2007 voit l'ouverture de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
Il me semble important de compléter ce léger billet par un article du Monde d'hier que je reproduis ici dans son intégralité :
Mémoire de l'immigration, par un collectif d'historiens
La Cité nationale de l'histoire de l'immigration ouvre ses portes sans tambour ni trompette, comme si les plus hautes autorités de l'Etat cherchaient aujourd'hui à minimiser l'événement. Et, pourtant, l'ouverture de ce lieu de mémoire marque un moment important dans la vie politique et culturelle française. Le rôle majeur joué par l'immigration dans l'histoire contemporaine de la France est enfin reconnu par la communauté nationale.
En mai, nous avons démissionné du conseil scientifique de la CNHI, en dépit de notre attachement à ce projet, parce que la création du "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", par son intitulé même, contredit les objectifs civiques que poursuit la Cité. Cette association de mots ne pouvait que conforter les stéréotypes et les préjugés qui existent aujourd'hui en France sur l'immigration.
Quatre mois après la création de ce ministère, nous constatons, hélas, que nos craintes étaient fondées. Les immigrés sont présentés, désormais, comme une menace pour l'identité nationale, comme des fraudeurs en puissance, des suspects qui doivent recourir à des tests ADN pour prouver leur bonne foi et leur bon droit. L'histoire de l'immigration est fréquemment mobilisée pour justifier ces mesures, dans des discours opposant les "bons" immigrés d'hier, respectueux des "valeurs républicaines" et qui "ont fait l'effort de s'intégrer", aux "mauvais" d'aujourd'hui.
Le projet défendu par la CNHI va à l'encontre de ces stéréotypes. Ceux qui l'ont conçu et porté ont toujours refusé de les cautionner, de même qu'ils ont toujours refusé d'entrer dans les polémiques stériles opposant les adeptes de la repentance et les tenants de l'antirepentance. La CNHI est un établissement culturel qui a une vocation éducative. Sa principale mission est de faire mieux connaître l'histoire des migrations pour combattre les contre-vérités et les fantasmes ; c'est la seule façon de former des citoyens un peu plus tolérants et respectueux des autres.
En dépit des difficultés qui ont jalonné sa mise en place, cette Cité est le résultat d'un travail collectif auquel ont contribué associations, chercheurs et acteurs de la vie publique, tous convaincus, au-delà de leurs divergences de vues, qu'il fallait changer le regard sur l'immigration. A contre-courant de l'offensive actuelle, on peut faire le pari que cette idée reste et sera partagée par un très grand nombre de Français. Pour toutes ces raisons nous souhaitons longue vie à la CNHI. Mais nous appelons à la vigilance pour éviter que ce lieu de mémoire soit détourné de sa fonction première.
Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne Paris-I ;
Geneviève Dreyfus-Armand, historienne ;
Nancy L. Green, historienne EHESS ;
Gérard Noiriel, historien EHESS ;
Patrick Simon, démographe INED ;
Vincent Viet, historien IDHE ;
Marie-Christine Volovitch-Tavarès, historienne;
Patrick Weil, historien CNRS-Paris-I.
Au Musée Jacquemart-André jusqu'au 26 août 2007.
Sur le thème des masques de Nuo qui étaient à l'origine des masques d'exorcisme chamanique, se déroule une mise en scène volontairement sombre et mystérieuse. À l'image de ces rouleaux chinois où le spectateur pénètre pour s'enfoncer doucement dans un monde de cascades, de monts et de brumes; il découvre ici des masques, lesquels, une fois «leurs yeux ouverts» sont des dieux ou des démons. La première photo représente Kailu, le dieu qui ouvre les chemins : les routes des quatre points cardinaux «plus celle du centre», nous précise la notice, «la porte de tous les possibles»... Un monde certes complexe s'ouvre à nous mais je me surprends à penser aux masques d'Afrique qui me sont familiers, et je crois reconnaître dans ce masque bouffon, un masque Mbangu des Pende... Plus loin, je lis que ce masque de bonze avec ces drôles de lunettes est celui qui, à la fin d'une cérémonie, vient nettoyer l'aire sur laquelle s'est déroulé le rite afin de chasser tout esprit qui continuerait à rester dans le monde des humains.
J'ai déjà vu cela lors de documentaires sur des cérémonies en Nouvelle-Guinée...
De manière plus contemporaine et plus «profane», cela me fait songer au texte de Georges Banu, «L'acteur qui ne revient pas».
Le lieu de la «re-présentation» fut le lieu unique de vérité et l'acteur du théâtre japonais (puisque c'est de cela dont il s'agit dans ce livre) ne peut le quitter que pour disparaître... Les oeuvres chinoises sont toutes superbes et uniques.
Mais malgré cet univers totalement inconnu qui m'aspire dans ces salles feutrées, je perçois dans les masques de Nuo une universalité de leurs raisons d'«être». Ils sont là pour que nous puissions entrer en contact avec les ancêtres, les esprits, afin de neutraliser les malveillants, puiser la force des bienveillants, maintenir une cohésion sociale; invoquer encore et toujours les dieux pour la fertilité de la terre, la fécondité des femmes, le succès dans une vie à venir. (Je connais toutefois quelques exemples qui viendront me contredire...)
n.b : Le Musée Jacquemart-André avait accueilli, il y a deux ans, la très belle exposition L'Homme et ses masques (Collection Barbier-Mueller) dont on peut encore visionner un diaporama.
Trente Etats ont ratifié la Convention pour la sauvegarde du patrimoine oral et immatériel de l'humanité en octobre 2003 par la Conférence générale de l’UNESCO.
Normalement elle entre en vigueur le 20 avril prochain.
Théoriquement, cela signifie «un appui financier pour les projets de sauvegarde».
Concrètement...à suivre...
La notion de patrimoine oral et immatériel recouvre des réalités abstraites comme le geste, la parole ou la mémoire historique....
47 chefs-d’oeuvre ont été «sélectionnés» lors des première et deuxième Proclamations 2001 et 2003 et 43 viennent d'être «proclamés» en 2005...
En guise de billet, un «énorme» tour du monde à travers les choix de l'UNESCO:
Sur leur site ou directement par pays, en cliquant ci-dessous :
Albanie : L'Isopolyphonie populaire albanaise
Algérie : L'Ahellil du Gourara
Arménie : La musique pour Duduk
Azerbaïdjan : Le mugham azerbaïdjanais